Vacances scolaires obligent, nous interrompons notre série en cours pour des mots d’marmots !
Et comme promis, voilà qu’entre en scène Carl Norac, le fils de Pierre Coran dont on a entendu quelques poèmes en février.
Né à Mons en 1960, le poète belge Carl Norac est le fils d’un écrivain et d’une comédienne, Pierre et Irène Coran. D’abord professeur de français, bibliothécaire vagabond, journaliste, professeur d’histoire littéraire au Conservatoire Royal de Mons, il vit de sa plume, depuis plus de trente ans.
En 2020‐2021, il est Poète National de Belgique, reconnaissance importante.
Il est l'auteur de nombreux recueils de poésie et textes d'albums jeunesse. La poésie est au cœur de sa démarche, ainsi que lui-même l'écrit : « J'aime dire poète parce que c'est un mot un peu galvaudé. C'est mon genre littéraire préféré, car il transcende tous les autres Que j’écrive un album, une prose, du théâtre, la petite lumière de départ, c’est toujours le mot poésie[».
Il dit : Depuis l’adolescence, j’ai deux passions : l’écriture et les voyages. Longtemps, je n’ai pas mêlé ces deux désirs. Je n’écrivais pas en voyageant. J’avais coutume de dire: "La beauté du monde me rend muet". Je craignais aussi de tomber dans le cliché de l’écrivain voyageur, aux "semelles de vent". J’ai donc commencé par sillonner plus de trente pays sans remplir une page de souvenirs. Mais, comme le disait si bien Nicolas Bouvier, "on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui nous fait". Ainsi, au fil du temps, au rythme des pas, je me suis peu à peu rapproché d’une écriture qui soit en chemin avec moi.
Ecoutons maintenant 3 poèmes de cet auteur :
Plus tard je serai
Petit poème pour y aller
Vie de funambule



