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L'homme et l'idôle de bois

La fontaine à fables - Parr Plum'FM

3 min 12 sec 15 Aibreán 2026

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La fable raconte l’histoire d’un païen qui possède une idole en bois à laquelle il offre sans cesse sacrifices, prières et présents, espérant en retour richesse, chance et protection. Malgré toutes ces offrandes, la statue ne lui apporte jamais rien : ni succès, ni bénéfices, ni amélioration de sa vie. Pire encore, chaque fois qu’un malheur survient, c’est lui qui en subit les conséquences tandis que l’idole continue de recevoir sa part de nourriture et d’honneurs.

Un jour, excédé de ne rien obtenir, il brise la statue avec un levier. À l’intérieur, il découvre qu’elle était remplie d’or. Il s’indigne alors : lorsqu’il la comblait de dons, elle ne lui rendait même pas une obole ; mais une fois menacée et frappée, elle révèle enfin sa richesse. Il la chasse de chez lui en concluant que certains êtres — comme cette idole — ne donnent rien tant qu’on ne les contraint pas.

La critique porte ici sur la crédulité et la naïveté du païen, qui place toute sa confiance dans une idole de bois incapable de lui apporter la moindre aide. La Fontaine dénonce ceux qui accordent leur respect, leur temps ou leurs biens à des êtres — ou des objets — qui ne le méritent absolument pas. La morale, à la fois sombre et révélatrice de la nature humaine, montre que le héros finit par penser que la douceur ne produit rien, et que seuls la contrainte ou la fermeté peuvent faire réagir ceux qui profitent sans jamais rien donner en retour. Assez triste, n'est-il pas ?

L'homme et l'idole de bois

Certain païen chez lui gardait un dieu de bois,

De ces dieux qui sont sourds, bien qu'ayant des oreilles .

Le païen cependant s'en promettait merveilles.

Il lui coûtait autant que trois :

Ce n'étaient que vœux et qu'offrandes,

Sacrifices de bœufs couronnés de guirlandes.

Jamais idole, quel qu'il fût,

N'avait eu cuisine si grasse,

Sans que pour tout ce culte à son hôte il échût

Succession, trésor, gain au jeu, nulle grâce.

Bien plus, si pour un sou d'orage en quelque endroit

S'amassait d'une ou d'autre sorte,

L'homme en avait sa part, et sa bourse en souffrait :

La pitance du dieu n'en était pas moins forte.

A la fin, se fâchant de n'en obtenir rien,

Il vous prend un levier, met en pièces l'idole,

Le trouve rempli d'or. «Quand je t'ai fait du bien,

M'as-tu valu, dit-il, seulement une obole ?

Va, sors de mon logis, cherche d'autres autels.

Tu ressembles aux naturels

Malheureux, grossiers et stupides ;

On n'en peut rien tirer qu'avecque le bâton.

Plus je te remplissais , plus mes mains étaient vides:

J'ai bien fait de changer de ton.»

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