Cant q’il ét mencion des sous Anita R. pour le CAC Sud 22
Durant le mouéz du galo, n-i a bel e ben d’arivements e su le paiz de Loudia j’alis don a eune caozerie amarée par la consorterie des Préchous su la Pernessae. L’idée de la caozerie, c’ét de s’entr-partaijer des mots e des menieres de dire su un sujit. Le sujit l’aotr secant taet ben pllézant pour d’aoqhuns ou ventiés ben emayant pour d’aotrs : l’arjient. Maitië pâs creyabl coment qe le monde avaent ben du cai de gardë den lous souvenance sitot q’il ét mencion du ghezon, de la ghezonée, de la boursée, de la guenochée ou core des sous.
Un petit cai d’ezempls tout come pour qe vous sariéz de cai q’il ét contance : vous vayéz ben cant qe v’etes a l’otelle e qe vous veléz doner un petit pus ao servou, ça q’a nom en galo la pratiqe, ou core la part, la piece, le prét. Ben sûr ce sera pâs des billets de banqe meins de la petite monaie terouée den le fond de vôtr pouchette pus fort, qe le monde epèle de la mitrâille, la drâille ou core la bigâille ou les bouézes.
Durant le véprée-la, les jens taent vrai atainës a regarder l’erreur entr les siens de la haote-pena q’ont ben sû mener lous afére ou q’ont touchë e les siens q’ont pas le sous e qi sont den l’oblije de ne pâs vivr su le gros e d’étr ben ergardant.
Le cai qe je terouis maitië pâs creyabl c’ét qe le diabl il ét den bel e ben de menières de dire cant q’il ét mencion d’arjient. Pareme, cant yun a ben du deu a s’en chevi, q’il a pâs le sou biao q’il ouvraije, on peut dire q’i tire le diabl. Core pus pire, s’il ét alë ao credit pour avair des sous e q’il a ben du deû a fére la renrie, on dit qe le diabl ét den sa boursée. E si un sien gangne des sous vitement ben vitement meins sembele qe c’ét pâs en fezant de sa béte den l’ouvraije, figur’ous q’en dit qe c’ét le diabl qi li pont des sous.
Aloure vous aotrs ? Si qe v’ariéz vôtr porte-monae gonfllë come un crapiaod qi seraet alë és frézes, sonj’ous-ti qe vous retiréz pus fort den un sien donant, bon qheur, pâs trop prés de ses sous ou ben den un ecorche-pouéz, un rapiat de rapiace ben a la petite menette ? Den le bout, l’idée c’ét tout come pâs de crigner tout son bien !
Quand on parle de l’argent
Pendant le mois du gallo, il a beaucoup d’événements et sur le territoire de Loudéac, je suis allée à une causerie préparée par l’association des Préchous à la Prenessaye. L’idée de la causerie est de partager des mots et des expressions sur un sujet. Le thème l’autre fois était agréable pour certains et peut-être bien un peu effrayant pour d’autres : l’argent. C’est vraiment incroyable ce que ça a ravivé comme souvenirs dès qu’on parle d’argent, de trésor, de pécule, de sous.
Quelques exemples quand même pour que vous sachiez de quoi on parle : vous voyez quand vous êtes au restaurant et que vous voulez donner un petit plus au serveur, et bien en gallo ça s’appelle la pratique, ou encore la part, la piece, le prét. Bien sûr, on ne va pas donner des billets mais de la petite monnaie que vous trouvez dans le fond de vos poches, que les gens appellent de la mitrâille, la drâille ou encore la bigâille ou les bouézes.
Pendant cet après-midi, les gens étaient acharnés à trouver les différences entre ceux de la haute qui ont su gagner de l’argent ou qui ont hérité et les pauvres qui doivent économiser.
Ce que j’ai trouvé incroyable c’est que le diable est dans beaucoup d’expressions quand il est question d’argent. Par exemple, quand quelqu’un a beaucoup de mal à s’en sortir, qu’il n’a pas d’argent alors qu’il travaille, on peut dire qu’il tire le diabl. Pire encore, s’il a emprunté et qu’il a du mal à rembourser on dit qe le diabl ét den sa boursée. ET si quelqu’un gagne des sous rapidement et malhonnêtement, et pas en travaillant durement, figurez-vous qu’on dit qe c’ét le diabl qi li pont des sous.
Et vous alors ? si vous aviez énormément d’argent, pensez-vous que vous seriez plutôt généreux ou bien avare, pingre ? Mais en fait, l’idée est quand même de ne pas dilapider tout son bien !


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