Ce podcast a été intégralement enregistré en langue bretonne. Pour lire le texte en breton, rendez-vous en bas de la page et sélectionnez "BR".
La mobilisation continue, rassemblant dans la rue les lycéen.nes ainsi que les autres générations depuis le 17 octobre. Ils et elles manifestent pour de meilleures conditions d'enseignement, plus de moyens pour le service public et contre la vie chère. En ce début novembre, les élèves ne sont plus en vacances mais une partie des lycées bretons sont toujours bloqués.
Pour Fabris Cadou, représentant FSU et enseignant au lycée Corbière à Morlaix, la mobilisation lycéenne utilise les réseaux sociaux (Instagram, Tiktok...) et les messageries comme Telegram ou Signal, avec des usages que les plus âgés, habitués à d'autres moyens de lutte, ne comprennent pas toujours.
"C'est quand même positif, on voit le résultat! Ça fait longtemps qu'on avait pas vu des centaines de lycéen.nes dans les rues de Morlaix. Nous avons été sidérés de voir une telle mobilisation devant le lycée ou dans la rue alors qu'on avait pas eu le sentiment qu'il y avait tant de communication que ça, entre eux."
Dans une lettre envoyée aux opérateurs Orange, Bouygues Télécom, Free et SFR le 22 octobre (relayée par Blast, par ici) le cabinet du Premier ministre Sébastien Lecornu demandait à titre exploratoire de pouvoir bloquer l'accès aux réseaux Snapchat, Tiktok ou Instagram (X ayant été ajouté après la lettre), lors de la mobilisation du 24/10. Ce type de restrictions a déjà eu lieu en Kanaky. Retrouvez plus d'informations dans cette enquête de Blast: Comment le gouvernement veut prendre le contrôle des réseaux sociaux.
Pour Anne Koadic, membre de Solidaires et enseignante bilingue à Guingamp, ce genre de comportement de l'exécutif se retrouve plutôt dans les pays "non démocratiques comme la Chine par exemple". Elle embraye "De quoi a peur le gouvernement? Des jeunes? Je trouve cela incroyable."
Dans ce podcast, retrouvez Anne Koadic et Fabris Cadou autour des circuits de manifestations interdits dans de nombreux centre-villes bretons lors des dernières mobilisations, les difficultés que peuvent rencontrer les lycéennes et lycéens mobilisés avec Pronotes (entre autre) ainsi que la recrudescence de milices fascistes notamment en Bretagne (voir l'agression de 3 personnes en amont d'une manifestation à Brest le 24 octobre, avec Ici Breizh Izel).
Elle était dans les tuyaux de Beauvau depuis plusieurs années. La loi permettant à l'île plus d'autonomie avait été votée à l'Assemblée nationale en juin dernier. On y avait remplacé le terme "peuple" par "communauté" corse.
"Lundi 26 octobre au soir, après avoir vidé le reste de la loi de sa substance (entre autre, "communauté" étant remplacé par "patrimoine"), le Sénat a rejeté la loi. Le sénateur de Haute-Corse a annoncé le retrait du processus de Beauvau" expliquait la porte-parole de l'UDB et trésorière de Régions et Peuples Solidaires Tifenn Siret, présente au Palais au Luxembourg ce soir-là.
Dans ce podcast retrouvez également:
le Récap de Splann avec Caroline Trouillet, également disponible dans son entièreté en breton et en français.
Les nouvelles de Haote Bertègn avec Anne-Claire Quiviger (Radio BOA & Plum FM)
Les participations bénévoles à Radio Kerne avec la responsable d'antenne et co-présidente de Radio BOA Marianne Vaedi


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