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SOFA change un petit peu pour les vacances d'hiver. Cette semaine, on republie un sujet déjà réalisé en fin d'année dernière: l'asphyxie des hopitaux bretons face à la concurrence et à la casse du service de santé publique, racontée par l'enquête de Splann! média d'investigation en Bretagne.
Des maternités et des urgences qui ferment, des conditions de travail difficiles, des bâtiments vétustes... Et une course (perdue d'avance) avec les cliniques privées pour le recrutement des spécialistes. Splann! publie une enquête en 4 parties par Caroline Trouillet et Isabelle Jarjaille avec les cartes de Raphael Da Silva.
Cette semaine on s'intéresse au système de financement sur l'acte: le T2A, mis en place en 2004 dans un cadre de réforme de l'hôpital public. Les hôpitaux et cliniques sont dorénavant rémunérés à l'acte. L'inconvénient pour les hôpitaux publics c'est qu'ils ne jouent pas avec les mêmes cartes que les cliniques privées: leur mission de service public nécessite leur ouverture jour et nuit, à tous les publics y compris les personnes qui présentent des pathologies plus complexes et peuvent nécessiter de rester un certain temps à l'hopital. Les actes de chirurgie ambulatoire (à la journée) sont moins coûteux et les cliniques peuvent choisir de ne pas ouvrir la nuit et de privilégier certains actes plus rémunérateurs. Davantage d'infos à retrouver ici.
Pour mener cette enquête, les journalistes ont demandé à consulter les procès-verbaux des conseils de surveillance des hôpitaux publics. Pour cela, les journalistes s'appuient sur l'article 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et des Citoyens. Alors qu'une partie des P.V. leur a été partagé sans réserve particulière, 3 hôpitaux refusent toujours: les CHU de Rennes, Brocéliande et de Vitré. En outre, ils demandent la condamnation de Splann! pour "procédure abusive" et demandent 5500 euros chacun. Plus d'infos dans l'interview en langue bretonne, mais également dans cet article en langue française.



