Le chaudron. Ar pod houarn. Le chaodron de potin - Par Radio BOA
23 min 18 sec 15 septembre 2026
A la moitié du XVIIIe siècle, il était très facile de s'évader. Voici ce qu'en pense l'historienne spécialiste des sorcières Justine Jouet. Elle publie une enquête sur Marion du Faouët et les membres de sa bande aux éditions Locus Solus. Dans ce premier épisode, on apprend que la cheffe de bande ne s'appelait pas Marion mais Marie-Louise Tromel, née le 6 mai 1717 dans le village de Porz-en-Haie à un kilomètre du bourg du Faouët. On apprend également qu'elle n'était pas à la tête de 40 voleurs mais plutôt 10 voire 15 au plus fort de leurs méfaits. Et puis Marion n'était pas une "Robin des bois".
Dans le second épisode en compagnie de l'historienne, on en apprend davantage sur son premier mari Henry Pezron dit Hanvigen. Lui et son épouse sont arrêtés à Poullaouen en 1746 en compagnie de deux autres acolytes. Ils sont condamnés à être pendus et étranglés. Ils sont jugés en appel à Rennes et la peine pour Henry est encore plus sévère qu'au premier jugement: il doit subir la question ordinaire et extraordinaire (des séances de torture). Le pouvoir judiciaire fait comprendre à Henry Pezron que son témoignage scellera le destin de sa femme. Il ne lâche aucune information et Marion du Faouët échappe à la pendaison. Elle est marquée au fer rouge sur la place des Lices à Rennes et fouettée par trois jours de marché.
S'ensuit une période d'accalmie pour Marie-Louise Tromel fin des années 1740. Aurait-elle eu une main protectrice?
Justine Jouet nous livre des grilles de compréhension de la vie d'une femme en colère qui a marqué l'histoire.



